Acceptation et méditation

« L’acceptation est au cœur de la pleine conscience. Accepter ce n’est pas dire « tout est bien » (cela, c’est l’approbation) mais « tout est là, tout est déjà là ». » (Je médite, jour après jour, C.André). Accepter, ce n’est pas se résigner, c’est admettre qu’une pensée, une situation, une personne, est là, existe, et qu’il faut avancer avec elle. L’acceptation va encore plus loin que le lâcher prise. En effet, quand on lâche prise, on arrête de se débattre, on n’est plus dans l’action, tandis que dans l’acceptation on reste dans l’action présente avec lucidité et calme. Et bien sûr l’acceptation n’empêche pas l’action ! Accepter c’est seulement arrêter de vouloir tout contrôler, de filtrer, de juger.

Je vous invite à lire la petite leçon 14 de C. André (Je médite, jour après jour) :

«  Accepter ce qui est rend plus serein et plus intelligent. Et donc plus capable de changer ce qui doit l’être. Voilà pour la déclaration d’intention. Ensuite, il y’a évidemment les travaux pratiques, sans lesquels tout cela n’est que vent et vaines paroles. Tous nos petits agacements quotidiens sont de merveilleuses occasions de travailler l’acceptation. Tu es dérangé, contrarié, abattu ? D’abord, respire et prends conscience de tout ce qui est là : la situation et son impact sur toi. Constate ensuite que c’est déjà là. Impossible d’effacer ? Alors accepte. Enfin, vois ce qu’il y’a lieu de faire ou de penser. C’est simple à comprendre et pourtant cela fait plus de deux mille ans qu’on nous le repète. Sans doute parce qu’il ne suffit pas de le comprendre, mais qu’il faut s’y entrainer chaque jour. Ce qui est moins prestigieux et moins savoureux que les grands discours et vastes maximes, mais plus efficace. »

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